La Corée : une situation géostratégique inquiétante

Ces derniers mois, la Corée du Nord a procédé avec succès au lancement d’une fusée de longue portée, précisément le 7 février dernier, le 4ème essai nucléaire a été couvert de succès. Étant donné que ce quatrième essai correspond au premier test d’une bombe à hydrogène, ce dernier lancement a une puissance explosive incomparablement supérieure à celle des bombes nucléaires précédemment utilisées. Cet incident majeur porte atteinte à la sécurité de la communauté internationale et en particulier à la paix dans la région. Pour les autorités sud coréennes, il s’agit d’une véritable provocation. Le Conseil de sécurité de l’ONU réunit en urgence, à l’initiative des États-Unis, s’est prononcé pour le renforcement des sanctions vis-à-vis de la Corée du Nord, cette nouvelle série de sanctions a été voté à l’unanimité des membres du Conseil.

Avec l’accroissement des tensions politiques liées à la mise en place d’un système défensif de missile balistique en Corée du Sud, les pays voisins s’inquiètent de sa nouvelle stratégie de défense. Son emplacement sur la péninsule coréenne a été contesté par la Chine et la Russie, qui ont exprimé leurs craintes que les radars, propre à ce système de défense pourraient être utilisés comme un moyen possible de la surveillance de leur territoire.

En réponse aux provocations militaires de la Corée du Nord, Madame la présidente Park a suggéré une coopération plus active avec le Président chinois Xi afin de prendre des sanctions plus sévères à l’égard de Pyongyang. Contre toute attente, la Chine a marqué une certaine réserve.

Dans de telles circonstances, Mme la présidente Park a décidé d’installer les célèbres THADD, des radars puissants qui peuvent couvrir plus de 1.000 kilomètres (621 miles) jusqu’ à Wonju, Gangwon,  en coopération avec les États-Unis. Cette décision a pour but de sécuriser, en partie le territoire national et de protéger les intérêts fondamentaux du pays.

Suite à cette pression militaire et aux relations privilégiées avec les États-Unis, la Chine a rapidement changé son attitude et ses positions. Elle semble prendre une distance diplomatique à l’égard de la Corée du Nord conformément à l’accord passé avec Washington sur la résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Pour empêcher l’accroissement des tensions et éviter un éclatement entre les deux Corées, il semble inévitable que la Russie et la Chine, deux États alliés de la Corée du Nord doivent prendre une position plus ferme en ce qui concerne l’opposition aux essais nucléaires, d’autant qu’ils sont tous les deux membres permanents du Conseil de sécurité et disposent d’un droit de veto. Le  Japon, la Corée du Sud, et les États-Unis devront accompagner les décisions prises à l’ONU concernant l’alourdissement des sanctions contre l’arsenal nucléaire nord-coréen.

A l’image des  Philippines qui ont tout récemment inspecté tous les navires en provenance ou à destination de la Corée du Nord, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité du 2 Mars dernier, la communauté internationale devrait agir plus sévèrement afin d’asphyxier cette dictature  d’un autre âge, pour qu’elle abandonne, enfin  son programme nucléaire. Ainsi, il est du devoir de la communauté internationale de prendre ses responsabilités face à un Etat qui menace la paix mondiale.
Par Daryoung HONG et Hyunsuh YOU